137. Greensleeves
Chanson traditionnelle du XVIe siècle, Angleterre.
Chanson dédiée à une certaine Lady Greensleeves, « dame aux manches vertes ».
1.
Alas, my love, you do me wrong
To cast me off discourteously
For I have loved you well and long
Delighting in your company
2.
Your vows you've broken, like my heart
Oh, why did you so enrapture me?
Now I remain in a world apart
But my heart remains in captivity
Greensleeves was all my joy
Greensleeves was my delight
Greensleeves was my heart of gold
And who but my lady Greensleeves ?
3.
I have been ready at your hand
To grant whatever you would crave
I have both wagered life and land
Your love and good-will for to have
4.
If you intend thus to disdain
It does the more enrapture me
And even so, I still remain
A lover in captivity
Greensleeves was all my joy...
5.
My men were clothed all in green
And they did ever wait on thee;
All this was gallant to be seen
And yet thou wouldst not love me
6.
Thou couldst desire no earthly thing
But still thou hadst it readily
Thy music still to play and sing;
And yet thou wouldst not love me
Greensleeves was all my joy...
7.
Well, I will pray to God on high
That thou my constancy mayst see
And that yet once before I die
Thou wilt vouchsafe to love me
8.
Ah, Greensleeves, now farewell, adieu
To God I pray to prosper thee
For I am still thy lover true
Come once again and love me
|: Greensleeves was all my joy
Greensleeves was my delight
Greensleeves was my heart of gold
And who but my lady Greensleeves ? :|
Traduction en français
Hélas, mon amour, vous me maltraitez,
À me rejeter de façon si discourtoise,
Moi qui vous aime depuis si longtemps,
Qui me délecte en votre compagnie.
Vos serments, vous les avez brisés, comme mon cœur.
Oh, pourquoi m’avez-vous tant subjugué ?
À présent, je demeure dans un monde à part,
Mais mon cœur reste en captivité.
Vertes-Manches était toute ma joie,
Vertes-Manches était mon bonheur,
Vertes-Manches était mon cœur d’or,
Et qui d’autre que Madame Vertes-Manches ?
Je vous étais entièrement soumis
Pour réaliser le moindre de vos caprices.
J’ai gagé et ma vie et mes terres
Pour m’assurer votre amour et votre bienveillance.
Si me dédaigner est votre intention,
Vous n’en exercez sur moi que plus d’empire ;
Et pourtant, je demeure toujours
Un amant en captivité.
Mes hommes étaient tout vêtus de vert,
Et ils étaient toujours à prendre soin de toi ;
Et tout cela était magnifique à voir,
Et pourtant tu n’as pas voulu m’aimer.
Tu ne pouvais désirer chose terrestre
Que tu n’aies dans l’instant ;
Ta musique était jouée et chantée constamment,
Et pourtant tu n’as pas voulu m’aimer.
Eh bien je vais me hâter de prier Dieu
Que tu remarques ma constance.
Et que malgré tout avant que je meure,
Tu daignes m’aimer.
Vertes-Manches, adieu maintenant ! Adieu !
Je prie Dieu qu’il te fasse prospérer,
Car je demeure ton fidèle amant,
Reviens-moi, et aime-moi !
